Le vivant comme support d’analyse

« Rendre visible, ou inventer, le fait que le vivant est la matrice insubstituable de l’existence terrestre » Baptiste Morizot

Posture générale

Alors que les experts dénoncent de plus en plus une crise de la sensibilité1, alors que l’on se rend compte de la faiblesse des indicateurs économiques2, il semble essentiel de se concentrer sur le vivant comme indicateur de santé des territoires. Il est nécessaire alors de multiplier les constats : relevé de la qualité des sols avec l’éleveur, un inventaire de la flore avec un botaniste, un apprentissage de la faune avec un groupement d’experts. C’est pour l’architecte le véritable point de départ du projet ; une collaboration avec des experts permet d’entretenir une vraie diplomatie avec son milieu en multipliant les points de vue et expériences.

L’interdépendance avec les autres vivants ont désormais été entièrement prouvée par les experts.

Un regard autour de nous

LA FAUNE

La biorégion des monts d’Ambazac est une région riche en surfaces agricoles. Pourtant, dans la région, on retrouve moins de 0,8% de terres dédiés au maraichage. Les terres sont principalement dédiés à l’élevage bovin, ce qui se retrouve sur site avec l’exploitation bovine de l’éleveur sur site. Cette spécialisation entraîne une dépendance alimentaire3. Les produits viennent d’autres régions, la population ne pouvant se nourrir uniquement de viande. Cette application des avantages comparatifs semble ignorer les externalités négatives causées par les transports, sans compter l’impact négatif que cela peut avoir sur le social.

En réponse à cela

Retourner voir des stats de forêts, les images satellite de comparaison sur site. Le vivant comme ressource de construction.

Recherche d’un rebond

Carte des essences remarquables sur site, Valentin Cahierre
  • Ti. : Tilia (Tilleul)
  • Q.r. :Quercus robur (Chêne pédonculé)
  • C.s. : Castanea Sativa (Châtaignier)
  • Co. Corylus (Noisetier)
  • R.p. : Robinia Pseudoacacia
  • M. : Malus (Pommier)
  • Ac. : Actindia (kiwitier)
  • Rh. : Rhododendron
  • P.l : Prunus Laurocerasus.
  • F.m. : Fuschia Magellanica
  • C.t. : Choisya Ternata
    (Oranger du Mexique)
  • P.m. : Pseudotsuga menziesii (Epicea)
  • T.h. : Thuyopsis
  • A. : Acer (Erable)
  • Ju. : Juglans (Noyer)
  • Fo. : Forsythia
  • Al. : Albizia
  • C. : Camelia
  • C.o. : Carpinus orientalis (charme)
  • Fr. : Frexinus (Frêne)
  • Hy. : Hydrangea (Hortensia)
  • H.c. : Hedera Colchica (Lierre de
    Perse)
  • M.g. : Magnolia Grandiflora
  • O.e. : Olea Europea (Olivier)
  • V.m. : Vinca Minor
  • P.p. : Pinus Pinaster (Pin)
  • P.c. : Prunus Cerasifera
  • Ro. : Rosa
  • L.s. : Ligustrum Sinense
  • Z.s. : Zelkova Serata (Orme du Japon)

Ici, c’est les essences de … qui habitent le lieu. Le zelkova serrata, le kiwitier, les prunus. Faire un tableau de ce qu’on voit quand on arrive DU SENSIBLE

Herbier prélevé sur site, Valentin Cahierre

Le potager est laissé pour compte depuis quelques années déjà, et au nord de la Grange c’est un sable sec et bitumé qui fait office de sol. Faire un état des lieux -> problématiques de sol -> nécessité d’avoir un « exhausteur de vie » -> pépinière de REforestation/REvégétalisation

  1. Baptise Morizot, Manières d’être vivant ↩︎
  2. Timothée Parrique, Ralentir ou Périr ↩︎
  3. « Ce n’est qu’en 1955 que la prairie devient majoritaire, sa surface passant devant celle des terres arables. […] L’agriculture limousine est donc d’autant plus vulnérable aux fluctuations climatiques, à la raréfaction des ressources, aux tensions géopolitiques et à la crise de la biodiversité. », Transitions Limousines, https://transitions-limousines.org/des-cultures-aux-patures-histoire-de-lagriculture-limousine/ ↩︎

Votre commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *